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jeudi 16 janvier 2014

Week end prolongé dans le Val d'Aoste

Notre séjour en raquette dans le Vercors de 2012 nous a fait découvrir les possibilités de ce mode de transport. Avant d'investir dans des skis de randos nous avons décidé de monter un nouveau projet dans les Alpes Italienne près d'Aoste. En effet nous cherchions un endroit sauvage, loin des pistes de ski possédant des abris non gardés et des sommets intéressant.

Le 8 et 9 mai 2013 étant fériés, nous en avons profité pour partir 4 jours. L'accès à la vallée d'Aoste sans voiture est un peu compliqué. Heureusement Eurolines relie Paris à Aoste moyennant une bonne nuit de route. D'Aoste un bus va à chatillon puis un second permet d'accéder à la vallée de Valtournenche.  Ainsi en partant de Paris à 22h45 on arrive à Valtournenche vers 13h le lendemain.

 Jour 1:

Arrivée à Valtournenche vers midi, nous entamons directement la montée vers le lago di Cignana. Cette première partie est complétement déneigée vu la saison. A partir du lac la neige est encore présente mais est vraiment mauvaise. Même avec les raquettes nous nous enfonçons bien. De plus de nombreux passages raides sont compliqués à négocier et nous obligent à sortir la corde pour s'assurer. Finalement nous arrivons à la nuit tombée à l'abri Manenti après avoir sérieusement pensé à réaliser un igloo.

Valtournenche en fin d'hiver



Vue sur le lago di cignala - ambiance fonte des neiges


 Jour 2:

Après une bonne grasse matinée nous partons explorer le vallon du lac du dragon et entamons l'ascension d'un petit pic. Le bivouac manenti (2 places) nous ayant bien plu nous décidons d'y passer une seconde nuit à l'abri du vent et de la neige qui tombe bien.

Le bivouac Manenti - Séchage des chaussures au "soleil"

Vue sur le bivouac depuis le Refuge Perucca avec nos traces



Jour 3:

Nous nous réveillons avec un panorama magique, la neige a effacé toute trace de vie autour du bivouac. La marche est donc beaucoup plus simple car nous ne nous enfonçons plus à chaque pas ce qui nous permet de rejoindre le bivouac Rivolta pour midi. Là bas nous trouvons un topo de la pointe de Tsan et nous décidons de tenter l'ascension avec corde et crampon par le col de tzan où nous arrivons vers 16h. Vu l'heure tardive nous décidons de ne pas poursuivre la montée et profitons de la superbe vue sur le Cervin avant de redescendre à l'abri.





Montée au col


Vue sur le Cervin depuis le col de Tzan

Montée au col très raide


Jour 4:

Parti du bivouac dans la matinée nous retrouvons rapidement la terre ferme avec ses troupeaux de bouquetin. Les sentiers ne sont toutefois pas clairement indiqués et quelques marquages sont invisibles à cause de la neige ce qui nous fait perdre quelques heures et créé quelques tensions. Finalement nous arrivons à temps à Valtournenche pour prendre le bus qui nous rammène à Aoste. Nous arrivons à Paris le lendemain vers 6-7h.

Bivouac Rivolta



Fonte des neiges

mardi 30 avril 2013

Tour de l'Ailefroide et barre des écrins

Voici la suite de notre périple dans les alpes. Après 4 récits de cyclocamping nous passons maintenant à une expérience d'alpinisme dans le parc national des écrins.
Nous avons choisi de parcourir un itinéraire d'alpinisme facile en autonomie complète. Nos lieux de bivouac sont tout de même prévus aux alentours des refuges pour réduire les risques et faciliter l'accès à l'eau potable.

 Jour 1:

La première étape consiste en une marche d'approche facile. Après avoir déposé notre voiture à Ailefroide nous atteignons le refuge du Selé en milieu d'après midi. Nous posons la tente, révisons nos manips et tentons de fermer l'oeil.


 Jour 2:

   La montée au col du selé est relativement simple. Malheureusement nous prenons un mauvais itinéraire qui nous fait perdre une heure. (Il faut serrer à gauche dans le pierrier avant le glacier). L'ascension est très physique vu notre chargement prévu pour tenir 1 semaine en autonomie. C'est donc épuisé que nous atteignons le col vers midi.
    La descente sur le glacier de la pilatte est plus technique que la montée par le glacier du Selé. Nous tentons de suivre les marques bleues sur les rochers mais nous les perdons rapidement ce qui nous oblige à réaliser un rappel sur un point en place.

Vue dans la montée au col du Selé (versant ailefroide)
Glacier de la Pilatte

  Jour 3:

   Après une journée très éprouvante nous tentons l'ascension du Gioberney en laissant nos affaires dans la tente laissée en place au refuge. Pour la montée nous empruntons la voie classique passant par le col et pour le retour nous empruntons l'arrête sommital qui nous emmène rapidement sur une barre rocheuse qu'il nous faut désescalader laborieusement.
   Une fois retourné à la tente nous prenons la direction du refuge de temple écrins.

Montée au Gioberney par la voie normale
Vue magique sur le glacier de la pilatte

Arrête sommitale

Vue du Gioberney - On distingue bien l'arrête sommitale ainsi que la barre rocheuse à passer en contrebas.

Montée au refuge de temple écrins.

  Jour 4:

Cette journée a été interminable. Partis à 3h du bivouac nous sommes arrivée à 18h au pré de Madame Carle après avoir marché quasiment non-stop dans un pierrier. La monte au col de la temple est assez longue mais sans difficultés notoires. La descente par le glacier noir est par contre plus corsée. En effet aucun itinéraire n'est balisé il faut alors serrer à gauche sur le glacier.
Edit: Cet itinéraire est très dépendant des conditions d'enneigement du glacier noir. En effet nous avons refait cet itinéraire avec le glacier enneigé en 2013 et nous avons mis que 8h avec pauses.

Col de la Temple - depuis la bérarde
Haut du glacier noir

Séracs

Crevasses

La pause indispensable au milieu du glacier recouvert de pierre

Jour 5:

Après 4 jours intenses nous décidons de faire une grâce mat et nous amorçons la marche d'approche pour rejoindre le refuge des écrins en début d'après midi. Nous arrivons là bas en début de soirée.

Base du glacier blanc - lieu de pique nique couru


Jour 6:

Afin de ne pas être pris dans la horde de touriste nous nous levons très tôt et amorçons la montée vers 2h30. Nous sommes les premiers sur le glacier. 30 min plus tard c'est un cortège ininterrompu de lampe frontale. Dans la montée nous sommes rattrapés par de nombreux groupes plus expérimentés et moins entamés physiquement que nous. 2-3 groupes s'engage pour la barre nous les suivons donc. Ce jour là seule une dizaine de groupe tenteront la barre, 95% des personnes se limiteront au dôme de neige. Une fois redescendu de la barre nous pouvons profiter du dôme libre et nous retournons au bivouac dans les derniers. La descente au pré de Mme Carle est longue, très longue, trop longue. Nous arrivons finalement au parking vers 18h. Après une petite séance de stop nous nous échouons au camping d'Ailefroide pour un joyeux festin.

Lever de soleil dans la montée au dome


Vue sur la dernière montée avant la barre



Le dôme de neige.


Crète pour atteindre la barre.


dimanche 14 avril 2013

Petite traversée des Alpes à vélo

Après le massif central et les Pyrénées nous nous attaquons en cette année 2011 aux alpes. Avec au programme quelques cols bien connus comme le cornet de roseland, le col de l'iseran et le Galibier.

Comme toujours nous optons pour la solution économique du jeune étudiant: le train.
Cette fois ci nous embarquons dans un train de nuit pour St Gervais.



 Jour 1


Petit-dej à St Gervais

   Après une bonne nuit sur un siège inclinable
et bercés par des cris de bébé, nous arrivons à St Gervais Le Fayet. Notre première journée commence par la montée aux Contamines d'où nous entreprenons la montée du col du joly. La route plutôt bonne se transforme vite en un chemin de terre très raide (piste rouge de ski ). Ce qui nous oblige à pousser nos vélos pendant 30min. Arrivés au col nous mangeons un bon coup avant de descendre dans le beaufortin.





La folle descente (goudronnée maintenant) nous fait vite oublier les difficultés de la montée et nous permet d'arriver rapidement à beaufort pour se ravitailler. Nous sommes maintenant aux pieds du second challenge de la journée: La montée au lac de Roselend.

Montée au lac de Roselend - vue sur le beaufortin

 Après de nombreux arrêts, nous arrivons enfin au lac. Et nous nous dépêchons de monter le camp pour rattraper notre retard de sommeil.




 Jour 2

 La seconde journée est aussi ambitieuse que la première. Elle commence par l'ascension du cormet de Roselend situé au dessus du lac sous une petite pluie fine. Puis par une bonne descente sur Bourg St Maurice.


Commence alors l'interminable montée à Val d'Isère. Après 1 journée sur des petites routes peu fréquentée nous voilà à trimer au milieu des voitures. Nous arrivons finalement à Val d'Isère à 17h. Notre programme prévoyant la montée du col de l'iseran dans la journée nous ne pouvons pas nous arrêter là sans compromettre la fin du périple. Nous mangeons donc un bon morceau avant de nous lancer dans les 16 km de montée qu'il nous reste.

Barrage de Tignes


Arrivée au col de l'Iseran
Abri très simple au col.


 
Jour 3

Après une bonne nuit passée au col de l'Iseran, nous nous lançons à la conquète du Galibier. Pour cela nous entamons une longue descente jusqu'à Saint Michel de Maurienne que nous rejoignons pour midi.
La montée au télégraphe puis au Galibier s'avère très compliquée et finalement nous atteignons le col vers 19h.



Au vue du temps et de notre fatigue nous cherchons un abri en dur pour nous poser. Nous finissons par trouver un vieux tunnel désaffecté dans la descente du Lautaret qui nous permet de passer une bonne nuit au sec.


 Jour 4

La partie vélo de nos vacances est maintenant quasiment finie. Nous descendons sur Briançon où nous attendons un ami le long de la guisane et nous partons ensemble en voiture pour Vallouise.

La suite est à lire dans l'article: "tour de l'ailefroide et barre des écrins".